dimanche 30 août 2020

La bataille des 4 armées (Partie à 4 joueurs)

Bonjour, au cours de cet été nous avons eu l'occasion de faire une partie sur l'univers de Saga Age des Croisades. Nous avions choisis des croisades de l'Europe de l'Est, nos armées de l'Age des Vikings étant difficilement convertible pour les factions arabes.

Du coup, chacun de nous a choisit parmi les Polonais, les Croisés, les Peuples Païens et les Princes de l'Est. Nous avons utilisé le scénario "La Jonction" en l’adaptant légèrement. Pour commencé, vu que nous jouions avec des bandes en 6 pts, la table fut plus large et profonde (et pas pour une histoire de distanciation physique) avec 180 x 120 cm. Il s'avère qu'après la partie, une table carré de 120 x 120 cm suffisait. La pose du terrain reste la même, la rivière coupe la table en 2, il y a un unique pont comme point de passage. Pour les terrains supplémentaires, nous avons décidé que chaque camp de 2 joueurs poseraient 2 terrains selon les restrictions du scénario. Ce fut principalement des bois et un terrain rocailleux. Puis chaque joueur installait sa bande à l'opposée en diagonale de son allié. Nous décidâmes ensuite de désigner pour chaque camp quelle bande devait rejoindre l'autre sur la rive opposée. Pour les points de victoire, nous prenions en compte les points de survie et chaque unité de la bande qui devait atteindre l'autre rive rapportait en plus 6 pts si elle atteignait effectivement ladite rive opposée.

  

En bas, les Païens. En face d'eux sur l'autre rive, les Princes de l'Est. Sur la même rive qu'eux, les Croisés. Et pour finir à droite, les Polonais.

Lors du choix aléatoire des alliances, ils s'avèrent que les croisées firent alliance avec les païens alors que les Polonais se retrouvèrent alliés de circonstance avec les Princes de l'Est. Enfin, ce sont les Croisés et les Polonais qui se faisant face de chaque côté de la rivière qui devaient traverser celle-ci.

Dans les tous premiers temps de la croisade contre les païens de l'est, les Polonais accueillirent à bras ouvert les chevaliers occidentaux venus convertir à coup de lames dans la poire ses peuples incultes de l'est qui ne savent s'habiller que de fourrures et qui sentent le faisan. Les seigneurs polonais voyaient là l'occasion d'étendre leurs territoires mais aussi d'avoir des alliés contre ses redoutables Princes Russes. Bien que ses derniers étaient déjà christianisés, les occidentaux ne le savaient pas et il était facile de les convaincre du contraire pour expulser quelques descendant des vikings pour prendre leur terre avec l'aide des croisés.

Mais certains ordres de chevalerie se permettent maintenant d'acquérir leurs propres terres et depuis que le Pape a légalement autorisée la pratique pour l'Ordenstaadt, ces derniers ne se sentent plus pisser ! Ils marquent un peu partout leur territoire et se permettent même de prendre des terres polonaises. C'en est trop pour le Polonais. Puisque les amis d'hier sont les ennemis de demain, Boleslav III Bouche-Torse, Duc de Pologne, a monté une armée des meilleurs chevaliers des contrées polonaises et s'est allié avec l'ennemi d'hier. Les Princes de l'Est sont devenus ses meilleurs amis.

Apprenant qu'une coalition marchait sur les terres croisées, Henri le Lion, Duc de Saxe et de Bavière, réussi à mener une force armée contre Boleslav en convainquant notamment quelques clans païens de les aider en leur promettant de les laisser en paix d'une part et que s'ils ne l'aidaient pas, les ogres polonais feraient des choses pas très catholiques à leurs familles. Devant ses arguments de poids, les païens n'eurent d'autre choix que d'apporter leur soutien.

De fait comme il fallait que les forces alliées se regroupent pour faire qu'un contre l'adversaire, l'ironie voulu que les deux forces ennemies choisissent le même point de passage pour se rejoindre ; et nous nous retrouvons que le cas présent ! C'est vrai qu'au début du 11° siècle, des ponts pour traverser une rivière, il n'y en avait pas tous les 100 mètres !

Du coup, les Croisés et les Polonais qui cherchent à rejoindre leurs alliés sont bien embêter de se retrouver l'un en face de l'autre en cherchant à traverser la rivière. Est-il possible de traverser celle-ci à pied ou à cheval ? Les rapports auprès du commandement des armées font état  d'une eau bien fraiche pour la saison ! Pendant que les sapeurs et scientifiques effectuent des sondages de température et de profondeur, les "primitifs" venus de l'est se posent pas de question : En avant ! Sus à l'ennemi !

Boleslav qui se fiche éperdument qu'il faut attendre 3 h pour aller dans l'eau après un frichti de bigos arrosé à la vodka veut savoir s'il est possible de traverser la rivière pour écraser son poing dans le visage d'Henri, voir plus avec l'affinité !!! Les chevaliers polonais tentent  alors le passage et s'élancent contre les arbalétriers croisés qui s'amusaient sur l'autre rive à les prendre pour cible en toute impunité. Et bien, ils furent bien puni, après quelques ruades et coups de lance. 

Sur le pont, les païens s'installèrent et se mirent à décocher des flèches sur les troupes des Princes Russes. Quelques cavaliers vinent s'occuper d'eux. Ce fut le seul affrontement de la bataille sur le pont. Quelques archers survécurent à l'assaut, leur permettant par la suite, d'éliminer le dernier cavalier au tir.

Apprenant finalement que la rivière est traversable à dos de cheval, Boleslav et Henri ordonnèrent à leurs compagnons de traverser celle-ci. Les Polonais furent plus prompt a exécuter les ordres et furent les premiers à traverser. Ils se retrouvèrent face aux chevaliers occidentaux d'Henri de l'autre côté de la rive. L'affrontement fut inévitable.

Les Païens arrivèrent trop tard pour intercepter les Polonais avant qu'ils ne traversent la rivière. Les Croisés durent gérer seul des derniers mais aussi la menace des Russes qui arrivèrent sur leur flanc. Cependant les chevaliers occidentaux étaient redoutables. L'un des groupes massacrèrent quelques chevaliers polonais et sur leur lancer traversèrent eux aussi la rivière pour rejoindre leurs alliés.

Boleslav traversa lui aussi la rivière avec ses forces afin d'encourager ces chevaliers avec son charisme à combattre farouchement les voleurs de terres. Mais la lutte est âpre et les polonais vident les étriers plus rapidement que les croisés.
 
Les croisés, justement ! Ils ne savaient pas trop quoi faire des Princes Russes qui se pointent sur leur flanc. Henri a demandé à ses troupes de tenir la ligne car il est un peu occupé pour le moment par des polonais très agressifs. Les chevaliers montés et à pieds obéissent et restent stoïques même lorsque les russes les harcèlent avec leurs javelots. Mais d'un coup, arrivant de nul part, un groupe de fiers guerriers païens se retrouvent aux côtés de leur alliés ! Les voix du Seigneur sont impénétrables ! Ou plutôt pour les païens, les voies de la nature sont bien cachés sauf aux yeux de ses fidèles !

Voulant montrer à leurs alliés de circonstance qu'un païen n'est pas une mauviette, ils chargent sans attendre les cavaliers russes. Le corps à corps est violent et létale pour les deux camps. Les païens viennent de retirer une épine dans le sabot des croisés qui apprécient le geste. Ils feront une petite prière ce soir pour les remercier de leur sacrifice.
 
Mais le Boyard russe est vexé. Ses chiens de païens ont anéanti par deux fois ses meilleurs combattants. Les croisés doivent payé pour cette offense. Il se jette sur les premiers adversaire qu'il a sous sa main et son châtiment est sévère. C'est excommunication assurée, les croisés ne l'emportent pas au paradis... enfin presque !

Du côté Polonais, c'est la débandade !  L'élite est vaincue par les occidentaux et Boleslav se retrouve bien seul avec sa garde personnelle, entourée d'ennemis. Ces derniers n'ont aucune pitié envers leur ancien allié. Le commandant polonais tombe au champ d'honneur en ayant tout de même traversé cette foutue rivière.
 
Assurée maintenant que ses guerriers vont pouvoir rejoindre leurs alliés de l'autre côté de la rivière, Henri le Lion s'écarte de ses hommes pour gérer les russes. Il connait déjà sa tragique destinée qu'il a acquise il y a plusieurs années auprès d'une bohémienne. Celle d'une glorieuse mort près de l'eau dans des terres lointaines sous un aigle blanc. Sans aucune peur, il affronte alors le Boyard Russe. Ce dernier, bien que soutenu par ses hommes, est aveuglé par sa rage et ne voit pas qu'Henri a le dessus sur lui. Henri le met à terre. Sa fin n'est pas encore venue.

Les Polonais, n'offrant plus aucune résistance, c'est open bar aux croisés pour traverser la rivière. Ils s'occupent au passage des derniers chevaliers polonais ; mais le cœur n'y est plus pour ses derniers. C'est limite s'ils ne tournent pas casaque lorsque les croisés les chargent.

Du côté d'Henri le Lion, tout va bien ! Les guerriers russes tentent de venger leur seigneur, mais le germain gère pépère son affaire. la prophétie ne sera pas pour aujourd'hui. Dieu veille sur lui. 

C'est ainsi que se termine la bataille des 4 armées. Les croisés font la jonction avec leurs alliés païens. Les forces polonaises sont anéanties, les deux seigneurs polonais et russes sont ad patres. C'est plutôt une bonne journée pour les croisés. Espérons qu'ils ne prennent pas le melon. Le retour de bâton pourrait faire très mal.

Nous étions plutôt content de cette partie qui s'est déroulée finalement assez rapidement en 2h30 avec 4 bandes, alors que nous ne connaissions pas les factions. D'ailleurs pour les connaisseurs, ils ont dû s'en apercevoir avec les compositions d'armées. L'adaptation du scénario "La jonction" pour 4 joueurs est assez facile à faire et intéressante car il est possible d'avoir plusieurs cas de traversé qui rendent chaque partie différente.

Merci d'avoir lu jusqu'au bout.

 

lundi 1 juin 2020

Fuir à la romaine ! (partie à 3 joueurs)

Nombreux sont ceux ayant vu la série Kaamelott et savent comment les romains ont perdu la Bretagne sur une plage grâce à un stratagème d'Arthur qui a embrigadé le peuple à lever la main au bon moment pour approuver son discours devant les sénateurs de Rome. Plus de Romains en Bretagne et voilà Arthur tranquille à la tête du pays. Enfin tranquille, pas sûr...

Mais ceci est une fiction, que l'on aime, mais une fiction car le départ des légions romaines de Bretagne s'est fait dans le sang de ses dernières. Le 12 juillet 306, Flavius Valerius Aurelius Constantinus est fait Auguste à la mort de son père par les légions romaines présentent en Bretagne. Il deviendra célèbre sous de nom de Constantin Ier, dernier Empereur romain ayant réunifié l'Empire et fondateur de la cité de Constantinople. Alors que les romains de Bretagne espèrent qu'il défendra la province contre les multiples invasions de Germains, Pictes, Scottis, etc. il décide de suivre sa destinée et se rend en Gaule pour combattre les barbares et les autres prétendants au pouvoir, laissant la Bretagne à son sort.

Ainsi en 307, alors que Constantin a quitté la Bretagne depuis quelques mois, plusieurs chevaliers romains prennent le titre de Dux Bellorum et le contrôle de portions de territoire de la Bretagne Romaine afin de faire face aux pillages et assauts des peuples du nord et de l'ouest de l'archipel. Bien entendu, des conflits éclatent entre Dux Bellorum afin de s'emparer des terres d'autrui et d'augmenter sa propre armée et ses propres richesses. Or un petit contingent de la Légion II Augusta fut laissé à Londinium par Constantin afin de garder la Pax Romana dans la région. Malheureusement, la situation est devenue intenable pour le commandant Lucius Tullia Fidelis, ces hommes se font régulièrement assassinés et ses troupes sont convoités par des usurpateurs. Il n'eut alors d'autre choix que rejoindre Constantin en Gaule, affrétant des navires aux sud-est de la Bretagne. Ses forces quittèrent discrètement la cité de Londinium au début de l'été en espérant ne pas être la cible d'attaque.

Malheureusement, au moment de franchir la Stour par l'unique pont, les troupes de Lucius se retrouvent nez à nez avec l'un des usurpateurs, Lorentius Modius Fourbinus et ses hommes ainsi que les mercenaires saxons qu'il a engagé et contrôlé par Svartige l'Exalté. Les romains doivent absolument faire traverser leurs bagages par le pont et le franchir à leur tour pour rejoindre les navires. La rivière est infranchissable suite à de fortes pluies.

 Le scénario est totalement inventé pour les besoins d'une partie à 3 joueurs. La table de jeu fait 180x120 cm. Le but pour le joueur Romain est de faire sortir un maximum d'unités et le bagage par le pont. Les joueurs Briton et Saxon doivent éliminer un maximum de Romains.
Le joueur Romain déploie ses 12 points de troupes et son bagage au centre de la table de jeu dans une bande de M de large et à 2L de son bord de table. Pour représenter la difficulté à gérer une force en retraite, le joueur Romain ne jouera qu'avec un seul plateau de combat.
Sa zone de déploiement doit aussi être à 2L d'un des petits bord de table, bord par lequel les Britons seront déployés. Pour obtenir les 12 pts, il a fallut utiliser la manubaliste, mais comme elle ne peut pas bouger, elle a été placé à côté du pont.
Le joueur Saxon peut déployer ses 6 points de troupes à M de son bord de table. Elles sont à L des troupes romaines.
Le joueur Briton peut déployer ses 6 points troupes à L de son bord de table. Elles aussi sont à L des troupes romaines. Il est possible d'utiliser d'autres factions, mais il est nécessaire que la faction alliée ayant le plus d'unités de cavaliers soit déployée sur le petit bord de table.
Lorentius lance les hostilités. Lui qui aurait aimé prendre le contrôle des restes de la légion, tente maintenant de récupérer le précieux matériel et l'armement de la légion pour équiper ses hommes, mais pour cela il n'a d'autre choix que d'éliminer les anciens défenseurs de la Bretagne. Il lance ses chevaliers à l'assaut de l'arrière des forces romaines pour leur couper la retraite. Face aux Romains, les mercenaires Saxons hésitent quelques instant face à l'impressionnant mur de boucliers, puis ils retrouvent leur courage grâce au cri de guerre de leur chef Svartige l'Exalté.
Lucius ordonne à sa cavalerie de couper rapidement la route aux chevaliers britons le temps que les légionnaires viennent renforcer le flanc. Car même si les troupes fédérés peuvent constituer une menace sérieuse pour les britons, combien de temps vont-ils rester avant de lâcher leur allié romain ?
Face aux Saxons, le commandant romain envoie ses auxiliaires harceler les germains pour tenter de les retarder, mais il se résignera rapidement face à la détermination des barbares.
Les pluies abondantes de ses derniers jours oblige les chariots romains à ne pas quitter la route bloquant l'avance rapide des troupes. Les bagages ne peuvent être abandonnées, ils contiennent des objets personnels, des trésors mais surtout des documents importants. De fait, ils avancent sous la protection de la légion qui va petit à petit reculer tout en protégeant ses arrières.
 Les Saxons débutent leurs attaquent sur l'arrière romain. Les fédérés sont ébranlés alors qu'une première unité de légionnaire perd la moitié de ses hommes. Seuls les archers romains, à couvert dans les bois, tiennent bon. Une unité d'auxiliaire romain arrive en renfort.
Mais sur le flanc, les chevaliers britons charge la cavalerie romaine. De force égale, les deux troupes se neutralisent, cependant les cavaliers romains sont obligés de reculer. Les chevaliers, trop peu nombreux à la sortie de ce combat ne peuvent exploiter la brèche qu'ils ont faite.
Lucius le comprend très bien et lance les fédérés sur les chevaliers. Ils les massacreront. La victoire est de courte durée car pendant ce temps, Laurentius, accompagné de ses compagnons, est à la pointe de l'attaque britonne. Les auxiliaires romains en font les frais, fragilisant le flanc des défenseurs.
Sur l'arrière-garde romaine, les saxons, piqués au vif par les javelots auxiliaires, décident de mettre fin aux agissement de ses nuisibles. Après quelques tirs des frondeurs, Svartige l'Exalté donne la chasse à sa garde personnelle, qui prend un malin plaisir à mettre en pièce leurs adversaires.
A vrai dire, les saxons sont déchainés ! Laurentius leur auraient promis une forte somme d'argent pour éliminer les romains ? Après les auxiliaires, ils s'en prennent aux archers et les expulsent des bois.
Les saxons ne sont pas seul à être déchainés. Laurentius semble aussi avoir une dent contre les romains. Oubliant le commandement de ses troupes, il part avec ses compagnons dans une chevauchée épique contre l'adversaire. Le dernier auxiliaire romain et les fédérés vont faire les frais de son engouement et ployer sous sa lame et celles de ses compagnons.
Ces derniers assauts sont fatales pour l'organisation stratégique de Lucius. Bien qu'il soit assuré de la mise en sécurité des bagages, sur le point de franchir le pont, les troupes romaines sont harcelées de tout côté et les pertes nombreuses. Les alliées sont sur le point de tomber, la cavalerie n'est plus d'aucune utilité, plusieurs unités de légionnaires ont subit de nombreuses pertes. Ça sent le sapin cette histoire ! Et son adversaire, Laurentius, semble enfin reprendre ses esprits et ramène quelques guerriers à son niveau. Une seconde vague est assez prévisible.

Le commandant romain ordonne un repli général. Les légionnaires quittent leurs positions, laissant uniquement les archers couvrir la retraite et les derniers cavaliers et fédérés servir de rempart à un autre assaut des forces britonnes.
Celles-ci ne se font pas prier et les guerriers attaquent les cavaliers. L'élite romaine tombe glorieusement pour sauver la vie de leurs frères d'armes.
Laurentius enchaine en balayant définitivement les forces fédérés. Le flanc romain s'effondre et n'est plus défendu. Malheureusement pour les britons, leur commandant est épuisé et hormis l'unité de guerriers en soutien, le reste des troupes est bien trop loin pour en profiter.
Puisque c'est ainsi, les guerriers britons tentent le tout pour le tout en attaquant la manubaliste romaine. Si celle-ci tombe, les britons peuvent couper la retraite aux romains et leur infliger un sévère coup au moral. Mais les servants résistent héroïquement face à cet assaut, les guerriers britons sont trop fatigué pour porter un coup fatal à leur adversaire.
Les saxons ne sont pas en reste. Ils harcèlent aussi les arrières ennemis. Ignorant les archers, les gardes de Svartige contournent le bois et attaque la garde romaine qui jusqu'à présent était restée en retrait. L'assaut est violent. Des deux côtés, beaucoup d'hommes tombent et la garde romaine est obligée de reculer elle aussi.
La situation est critique pour les romains, acculés. Si Lucius ordonne le passage des troupes par le pont, il créera des trous dans son dispositif de défense. Et s'il ne le fait pas, ses hommes mourront tous avant de passer la rivière.
Il finit par prendre une décision. L'unité de légionnaires ayant perdue le plus d'hommes traverse enfin le pont, les autres troupes doivent suivre celle-ci.
Cependant leurs adversaires ne sont pas d'accord avec cette stratégie. Svartige l'Exalté se lance enfin personnellement dans la bataille. Les archers romains sont mise à mal et doivent replier. Les auxiliaires romains sont pris pour cible par les frondeurs.
 La garde saxonne tente d'éliminer leurs opposants romains mais ils ne parviennent pas à les massacrer. Le romain à le cuir résistant.
Laurentius soutient une nouvelle fois son allié en attaquant de nouveau personnellement la légion romaine. La plus grosse unité adverse fait l'objet de toute son attention et parvient à l’éliminer entièrement, prenant au passage la bannière de l'armée romaine.
Enfin Laurentius atteint son objectif. Il bloque l'accès au pont des fuyards. Lucius est près à en découdre une fois pour de bon avec ce dernier, quitte à se sacrifier pour sauver ses derniers hommes, mais Laurentius l'arrête dans son action par le chantage : qu'il dépose les armes et ses hommes seront épargnés ; qu'il lève sa lame sur lui et ses hommes seront jetés en pâture aux saxons !
Sans un mot, Lucius sort sa lame du fourreau et la laisse tomber à ses pieds en signe de soumission. Laurentius et Svartige sortent vainqueurs de l'affrontement et une bonne nuit de festivités s'annonce.

En points de victoire, les britons et les saxons gagnent 42 pts de massacre, les romains gagnent 19 pts de survie, sachant que le bagage offre 5 pts de survie et toute unité, dont le bagage, franchissant le pont rapporte le double en points de survie.
Après la partie, il a été convenu qu'un second point de sortie aurait pu aider les romains à quitter plus rapidement le champ de bataille. De plus n'ayant malheureusement d'une seule figurine de bagage sous la main, un second bagage aurait été bien pour soit rapporter plus de points aux romains soit permettre aux alliés de parvenir à en capturer au moins 1.
Bref même si le scénario ne fut pas parfait, il a permis de faire une belle partie en 2h30 à 3 joueurs en utilisant pas mal de figurines et de vous écrire une belle histoire.

Le scénario est disponible ici.

jeudi 16 avril 2020

Saga Samouraï - Panique dans la maison de Geisha


Alors que la menace de l’Outremonde se précise, une véritable guerre d’espionnage se met en place entre les belligérants. Alerté par la menace, le Daïmyo du clan du Crabe dépêche de plus en plus de chasseurs de sorcières vers les terres frontalières de Shinommen Mori pour traquer toute personne corrompue par la souillure. Alors que les opérations d’espionnage et de contre-espionnage atteignent leur point culminant, un événement pourrait bien remettre en cause le statu-quo entre les deux camps.

Malgré sa blessure, Masque Rouge et les samourais du clan Uchiwa ne sont pas restés inactifs et ont remontés la piste d’une espionne potentielle surnommée la Dame des Lotus. Leur enquête les a menés vers la maison de thé du jade couronnée ou la tête pensante des opérations de clan de l’araignée pourrait bien avoir établi ses quartiers.

Le clan de l’Araignée, quant à lui, a été renforcé par l’arrivée de Dame Isao, une courtisane de la cour impériale qui n’est autre que la fille de Pan Lao et qui surpasse même son vieux papa dans les arts maléfiques ! Isao a lu des présages sinistres concernant son agent et a décidé de se rendre sur place pour l’exfiltrer.

L'objectif est donc pour le camp du bien d'identifier l'agent et de l'occire. Le camp du mal quant à lui doit exfiltrer l'agent et garder son identité secrète. La bataille prend place près du paisible village de Sakara, ou se situe la renommée maison de plaisirs du Jade Couronné.


Le petit village avec la maison de thé en haut qui fait la renommée de la région pour la diversité des ses loisirs.
Voici les 3 belles Geishas qui accueillent les valeureux guerriers comme les gens de passage dans la région. Sous leur sourire courtois, l'une d'entre elle chasse un sombre secret. Les guerriers du Crabe vont devoir trouver laquelle et mettre fin à ses forfaits.
Le Clan de l'Araignée a envoyé Dame Isao récupérée leur agent. Fille de Pan Lao, elle porte un masque de Kabuki pour éviter qu'on la reconnaisse. Elle est accompagnée d'un groupe de moines guerriers qui lui sert d'escorte.
 Mais le village est protéger par quelques ashigarus en garnison depuis le début de la guerre entre les deux clans. Ils sont rejoints par quelques ronins qui passaient de bons moments avec les Geishas. Ils vont être surpris d'apprendre que l'une d'elle n'est pas ce qu'elle prêtant.
Masque Rouge arrive pour trouver l'agent de l'Araignée, accompagné des samourais Uchiwa et d'une troupe de chasseurs de sorcières du clan du Crabe. Ces derniers ont coutume de se teindre les cheveux et de pratiquer des maquillages rituels pour renforcer leurs pouvoirs.
La bataille commence! Alors que les moines se dirigent vers le village, Isao invoque une unité de guerriers morts vivants à partir d'osselets qu'elle jette au sol. Les morts sont ensuite activés par le son de sa flute enchantée.
Les archers ashigarus tirent les premiers, le temps que Masque Rouge et sa suite aient le temps de se déployer sur le champ de bataille. Quelques soheis tombent. Attirés par la magie d’Isao, les ashigarus sont forcés de quitter leur couvert et sont agressés par les moines qui forcent les archers au recul.
L’un des groupes de moines se rapproche dangereusement de la maison des Geishas. Les ronins se  portent à leur rencontre mais sont trop loin pour engager le combat.
Les moines investissent la maison de thé et interrogent brutalement la première geisha. Cette dernière pétrifiée de peur est finalement massacrée sans ménagement.
Isao attaque avec ses revenants les ronins. Personne ne prend l’avantage mais Isao n’en a cure, ses serviteurs ne sont que des pantins réinvoquables à merci !
Les samourais Uchiwa investissent à leur tour la maison de plaisir. Un furieux combat s’engage, mais les Uchiwa font la preuve de leurs talents et de leur haine de l’Outremonde en passant toute l’unité adverse au fil du Katana.


Furieuse de la perte de ses gardes, Isao utilise à nouveau sa maho pour forcer les samourais à quitter la maison. Un groupe de moines agresse les samourais qui tiennent leurs positions malgré plusieurs pertes.


Isao continue d’agresser les ronins mais ces derniers se battent comme des diables et repoussent les monstrueux morts vivants.


Les chasseurs de démons restés en arrière projettent alors des traits d’énergie magique à travers le village, fracassant deux squelettes dans un grand fracas d’os brisés, laissant Isao plutôt isolée. Les ronins en profitent et agressent les moines les plus proches, lardant leurs adversaires  de coups de katana.


Masque Rouge pénètre en personne dans la maison de thé et interroge la deuxième geisha qui se recroqueville de peur devant le géant. Son regard se tourne alors vers la dernière suspecte. Les derniers moines profitent des trous dans la ligne des défenseurs pour retourner dans la maison de thé et agresser Masque Rouge, mais ce dernier maitrise bien mieux le naginata que ses ennemis et les fauche d’un coup bien ajusté.


Sur de son fait, Masque Rouge avance vers la dernière geisha qui n’a pas le choix. Son illusion disparait laissant la place à un monstrueux oni, caricature de femme au visage souriant.

 Les chasseurs de sorcières font irruption dans le bâtiment pour éliminer le monstre, mais la créature est plus féroce qu’il n’y parait et repousse ses adversaires hors de la maison. Ils n’ont pas le temps de souffler qu’ils se font agresser par l’une des troupes de moines. Le combat vire vite au massacre et les mages du clan du Crabe se font tailler en pièces !

L’oni en profite pour s’enfuir du bâtiment. Mais les courageux ronins font preuve d’une détermination incroyable en rattrapant le monstre. Au prix de leurs vies, l’un des samouraïs déchus trouve la faille du monstre et lui plante son katana en plein cœur avant de s’écrouler dans une mare de sang !
Contemplant la scène qui vient de dérouler sous ses yeux, Isao commande le repli, préférant conserver son identité secrète plutôt que de châtier les défenseurs.

Première victoire des forces du clan du Crabe, l’Outremonde mettra des mois à reconstruire un réseau d’espion efficace, ce qui laissera plusieurs opportunités aux défenseurs pour prendre l’initiative.

Mention spéciale aux ronins, qui ont livré plus de 6 combats dans la partie sans en perdre un seul avant de finalement éliminer l’objectif au prix de leur vie. De quoi racheter leur honneur 1000 fois à titre posthume !