dimanche 17 février 2019

Nouveaux Scénarios pour la nouvelle édition de SAGA

Bonjour,
Nous venons de mettre à jour nos anciens scénarios de SAGA pour la nouvelle édition. Ceux-ci ont été regroupé au sein d'un livret téléchargeable sur la page SAGA du blog.
Ce Livre des scénarios contient :
- 8 scénarios pour deux joueurs
- 2 scénarios multijoueurs
- 14 des anciens scénarios de SAGA remis à jour provenant des univers Vikings, Croisades et Arthur & Aetius.

Le Livre des scénarios pourra être mis à jour si nous incluons d'autres scénarios ou si le Studio Tomahawk réédite d'anciens scénarios SAGA.

J'espère que les scénarios vous seront utile. N'hésitez pas à faire des retours dessus via un message ou sur le forum du Studio Tomahawk.

Bonnes parties !

Test sur Saga - L'Age de la Magie

C'est à l'occasion d'un déplacement de Fred Machu dans notre coin que nous avons pu tester une nouvelle fois la version L'Age de la Magie de Saga, la version fantastique diront certains d'entre-vous, et je vous comprends.

Pour la bataille que je vais vous résumé ci-dessous, nous avons ressorti pour l'occasion nos armées de Warhammer Battle qui dormaient au chaud dans un placard. J'ai emprunter l'armée de mon frère pour jouer la faction Morts-vivants avec les figurines des Rois des Tombes, tandis que mon adversaire optais pour les Elfes Noirs. Les factions jouées étaient donc Morts-Vivants avec les règles spéciales d'un personnage pour les jouer version Rois des Tombes et Royaumes souterrains.

 Après le déploiement, la bataille s'est rapidement scindée en deux combats différents de par et d'autres de la grande forêt. Un groupe de char, de géants de pierre et de quelques squelettes, affrontaient des elfes noirs montés sur Sang-froids et un char adverse.
De l'autre côté de la forêt, le Nécromant entouré du reste de sa force faisait face aux guerriers, arbalétriers et sorcier elfes noirs. Ces derniers prennent l'initiative et harcèlent les morts-vivants avec leurs carreaux, les sorts puis les lames des combattants.
Cependant, après plusieurs assauts sur les squelettes stationnées à l'orée de la forêt, les elfes noirs ne parviennent pas à prendre l'avantage.
Ils cherchent alors à éliminer les Ushabtis, les géants de pierre qui servent de garde du corps et la seconde unité de guerriers squelettes. Mais les pouvoirs de réanimation du nécromant sont puissants et tant qu'il reste quelques figurines dans l'unité celle-ci peut se reconstituer.
Finalement, la partie se termine par une égalité.

lundi 14 janvier 2019

Saga Terre du Milieu - Les Champs du Pélennor nouvelle version !

La fin d'année a été l'occasion de se retrouver entre quelques joueurs autour d'une belle table de jeu pour une partie sur Saga. Mais pas n'importe quel Saga... Celui de la Terre du Milieu. Cela faisait plus d'un an que Xavier nous tannait pour sortir son Mumâkil de son étagère poussiéreuse (mais vraiment poussiéreuse !) pour refaire une bataille du mythique conte pour adulte resté gamin - ce n'est pas une insulte puisque j'en fais parti et je l'assume !
Du coup, ce 31 décembre 2018, le destin de la Terre du Milieu se jouait de nouveau entre les mains de 4 joueurs et 6 points de figurines chacun dans une bataille jumelle à celui du Champ du Pelennor !

 Dans cette version de la bataille, nous avons la chance que les alentours de Minas Tirith soient plus verdoyant et disposent de quelques forêts pour subvenir aux besoin des habitants de la cité. Mais critiquerais-je les films ? Comment je puis ! C'est donc entre une auberge, une forge et quelques bosquets que la bataille fatidique va se dérouler en cette fin d'année, voir même en cette fin d'Âge.
 Ayant répondu présent aux feux d'alarme, Théoden et les cavaliers du Rohan arrive sur le champ de bataille au triple galop et font fondre rapidement sur l'ennemi.
Les hommes de Minas Tirith sont emmené par un Seigneur dont les livres d'histoires auront oubliés le nom mais par celui de Gandalf le Blanc qui vient galvaniser les troupes de la cité blanche.
 En face, l'ennemi est nombreux et bien armée ! Le fameux Mumâkil a quitté son étagère mais est encore poussiéreux lorsqu'il débute la bataille. Placé sur le flanc gauche il fait face aux cavaliers du Rohan. Ca ne vous dit pas quelque chose cela.
Autre créature, plus détestable celle-là, le Roi Sorcier sur son Ombre Ailé commande les forces de Mordor. Aucune crainte pour lui, il n'y a pas de femme sur la table de jeu ! Ni autour de celle-ci d'ailleurs, ce qui est bien dommage !
Lorsque les cors sonnent l'heure du soupé... mais non de la bataille bien sûr, les premiers à se ruer sont les rohirrims. Les guerriers harad sont les premiers à en faire les frais et lorsqu'ils tentent une contre offensive, les cavaliers s'esquivent tels des anguilles entre les mains de mauvais pêcheurs.
De fait, ils reviennent à la charge avec Théoden à la tête de la Garde de Médusel et ont pour cible le pachyderme énorme qui les attends les 4 pieds fermes. Il faut dire qu'il a du attendre plus d'un an pour ça, alors il va tout donner non ?
Le choc est brutal et sanglant, les haradrims sur le Mumâkil tombent comme des mouches, les chevaux se font balayé par les assauts du pachyderme mais cette fois-ci il n'y aura pas besoin d'un Legolas funambule pour abattre la bête mais d'une mauvaise lecture de ses règles particulières pour le faire tomber de haut. La garde de Médusel a bien fait son boulot mais sans le couac sus-cité la bonne vieille créature aurait dû tenir au moins un tour de plus histoire de donner des sueurs froides au joueur rohirrim !
 Entre Gondor et Mordor, c'est une autre histoire... qui dure depuis bien des lustres ! A la tête des hommes de Minas Tirith, Gandalf chevauche Gripoil tel un cliché d'une effigie du bien contre le mal !
 Et nous revoici tel la scène de la porte principale de Minas Tirith (sans Minas Tirith et ses portes :)) ) où les trolls enfoncent les lignes de défenses des hommes. Malgré les encouragements et la magie de Gandalf, ces derniers paniques littéralement face aux monstres qui éparpillent leurs ennemis tel une boule de bowling venant de faire un strike.
 Ils s'en prennent ensuite à la luciole blanche qui illumine un peu trop le champ de bataille mais Gandalf est un dure à cuir. Le commandant du Gondor envoie sa cavalerie restée en réserve au secours du vieux sorcier mais c'est quasiment sans effet. Les trolls refusent de plier l'échine. Ils sont coriace ceux-là !
 Et voilà que le Roi Sorcier s'en mêle aussi. Il arrive tel un corbeau de malheur (redite de Langue de Serpent à propos de Gandalf quand celui-ci entre dans la salle du trône de Médusel) sur le pauvre Gandalf a bout de souffle. L'Ombre s'empare du héros et de sa monture, les secoue un bon coup afin que la pulpe ne reste pas en bas puis les jette au sol brisés. Là ça y est l'histoire est bouleversée, Gandalf est a terre alors que le Roi Sorcier n'a plus d'ennemi, les choses commencent à changer.
 Face à cette tragique tournure des événements, la garde blanche intervient pour tenter de mettre à leur tour à terre le Roi Sorcier. Celui-ci est obligé de sacrifié sa monture pour survivre et beaucoup de gardes sont aussi emportés dans la chute de la créature.
 A ce moment de la bataille, la situation est assez compliquée. Alors que les forces du Mordor sont en train d'éradiquer les défenseurs de la cité blanche, les rohirrims se sont lancés à la chasse aux haradrim qui cherchent un refuge pour éviter les coup de sabots dévastateurs de leurs ennemis.
 Et voici déjà les derniers moments de cette bataille épique ! Le Seigneur humain se retrouve aux prises avec les deux Trolls qui ont éliminé les derniers guerriers du Gondor. Ceux-ci ne sont d'aucune piété avec leur adversaire qui va rejoindre rapidement ses hommes vers de nouveaux pâturages blancs.
Tandis que sur une autre partie du champ de bataille, c'est un affrontement de haute tenue qui se trame entre Théoden et Khamûl l'Oriental. Face à la détermination du Roi des cavaliers, l'esprit noir est rapidement brisé et retourne cherché son anneau perdu depuis plus de 3 millénaires.

Finalement, malgré la razzia des Rohirrim sur les 2 tiers du champ de bataille, c'est bien les forces du mal qui l'emporte suite au massacre intégral de la force du Gondor et du lumineux sorcier. De fait, que va advenir le futur des peuples libres si son plus ardent défenseur est tombé et que le Gondor n'existe plus !

Ce fut une très belle bataille qui a été l'occasion de mettre en avant quelques abus sur certains plateaux de jeu mais aussi de voir quelques règles spécifiques à cet univers qui ne sont pas en harmonie avec la V2 de la règle. Des modifications sont a venir sous peu.

dimanche 23 décembre 2018

La Saga d'Owen Kilkannon - Partie 2 : Le Bâtard d'outremer

Owen coule des jours paisibles alors qu'il a atteint le crépuscule de sa vie. Bien qu'il ait délégué une bonne partie des responsabilités inhérentes au chef de clan Kilkannon à ses fils, le vieil homme reste maître en sa demeure. Mais un beau matin, des pécheurs lui rapportent l'arrivée de plusieurs navires francs. Ceux-ci pourraient remettre en cause les droits de successions de ses fils. effectivement
Owen envoie son cadet repérer les lieux, pensant que ses adversaires défaits reviennent se venger, mais lorsque son fils revient, la menace semble toute autre. Au milieu d'une cohorte d'hommes d'armes, la bannière d'Owen flotte à côté de celle d'un seigneur normand ! Le doute se saisit du vieux chef. Serait-il possible que cette sorcière de Mary Highmore ait joué de ses charmes pour soutenir son bâtard de fils !!! L’histoire est si vieille que Owen ne s'en était guère soucié, après tout il était jeune, et cette catin était fort bien faite. Il était hélas fiancé à l'époque et cette passade aurait pu se terminer sans incident si cette folle n'était pas tombée enceinte. Finalement, cette erreur de jeunesse remettait en cause tout ce qu'il avait édifié pour son clan et ses enfants. Qu'importe ! Le destin lui permettait de racheter ses erreurs de jeunesse et il allait corriger lui-même cet importun et ses alliés !


Et Owen a vu juste, car le jeune Erwin qui débarque en Irlande est bien son fils. Sa mère, exilée dans une fief normand passa sa vie à lui obtenir des faveurs pour monter cette force expéditionnaire et pouvoir réclamer son trône. Erwin peut donc compter sur son ami Enguerrand de Roumois, dit Longue-lance, un chevalier renommé et respecté. La menace est donc toute autre que quelques francs accompagnés de moines bruyants.
 

C'est une nouvelle fois au cœur des terres boisées d'Irlande que les hommes d'Owen vont défendre leur indépendance et botter le popotin de ses chrétiens venus de l'autre côté des mers.

Cette fois, Owen a pris l'avantage. Grâce à sa connaissance de ses terres, il s'est porté en avant et a choisi un terrain propice aux embuscades et ou les chevaux adverses ne pourront pas manœuvrer.
 
Erwin est surpris par cette terre dont il a tant entendu parler. La vraie foi le dispute aux vieilles traditions, et les bois semblent plus dangereux que ceux de Normandie ou il avait coutume de chasser.

Enguerrand a déployé ses tireurs en avant et ses cavaliers en réserve, prêt à réagir aux mouvements irlandais.
 Enguerrand (à cheval) et Erwin (à pied) décide de la marche à suivre. Mais chers lecteurs, ne soyez pas dupes. Erwin sert de pantin pour prendre pied en Irlande et l'envahir par la suite, alors le vrai commandant de cette armée n'est d'autre d'Enguerrand.

Owen est escorté d'une troupe équipée à la normande, grâce aux pillages réalisés il y a deux ans sur les francs tombés au combat.

Les normands hésitent à avancer, car les arbalétriers qui ont commis cette erreur ont été harassé de traits avant de pouvoir se mettre à couvert. Seuls les chevaliers normands éperonnent leurs montures pour contourner les irlandais.

Un étrange jeu du chat et de la souris débute : les irlandais n'osant pas quitter la sécurité de leurs bois sous peine d'être écrasés par la puissante cavalerie normande, alors que les normands eux ne peuvent pénétrer dans les bois sous peine de se faire cribler de projectiles.

A ce jeu, Owen finit par céder. Il est vieux, et sa maille pèse une tonne ! Il faut qu'il emporte la décision. Ses frondeurs achèvent les arbalétriers normands et changent de couvert pour menacer Enguerrand lui-même.
Owen quitte lui-même son couvert avec son fils Baldric pour javeliner les chevaliers ennemis. Mais les disciplinés cavaliers normands esquivent le tir laissant les deux irlandais bien isolés
 Les normands lancent une furieuse contre-attaque. Les hommes d'armes à pied chargent les tirailleurs irlandais et les repoussent hors du bois. La résistance irlandaise reste acharnée et il faudra deux tours aux fantassins pour pousser ces fils de paysans et ces éleveurs de chèvres hors du bois.


Les normands quant à eux chargent Baldric dans l'espoir que sa mort affectera son père tout proche. Mais le jeune celte se défend comme un diable, et les chevaliers normands doivent s'y reprendre à deux fois avant de l'occire définitivement. Avisant le regard rageur du vieux Owen, les chevaliers s'esquivent prudemment.

 Jugeant qu'il est préférable de s'en prendre aux chevelus mal rasés qui viennent d'être expulsés du bois par les fantassins plutôt que d'affronter l'ire du seigneur irlandais, les chevaliers éperonnent leurs montures et tombent sur les arrières des pauvres irlandais qui sont piétinés sans pitié.

Voyant leurs frères se faire piétiner, harassés depuis le début par les flèches tirées en cloche par les archers normands, Galwin ordonne aux survivants de se replier derrière les bois pour éviter d'autres morts inutiles. Owen lui-même doit se réfugier dans les bois la rage au cœur de devoir laisser le corps de son fils dans la boue à quelques mètres des bois.

La lâcheté des chevaliers normands met Enguerrand hors de lui. Abaissant son heaume, il se rue vers ses hommes pour les haranguer et fustiger leur couardise : "Êtes-vous des hommes, ou des brebis! Où est la fine fleur de Normandie qui m'a accompagné pour faire justice en ces terres abandonnées de dieu ! Par Christ, je m'en vais vous montrer comment se bat un normand et pourquoi l'on me surnomme Longue-lance ! Dex Aie !!!"
Galvanisés par les paroles de leurs chefs, la totalité de la cavalerie normande abaisse ses lances et se lance dans une charge dont le galop fait trembler le sol, Enguerrand et Erwin en tête !


Owen sut que son heure était arrivée, mais il n'avait pas dit son dernier mot. Luttant de tous côtés, virevoltant au milieu des chevaux qui s'écroulaient dans d'affreux hennissement au milieu des bois, il se fraya un chemin jusqu'à Enguerrand et son bâtard. Voyant à quel point le vieux chef était redoutable, Longue-lance ordonna à Erwin de rester en retrait.
Les deux grands guerriers se jaugèrent et le normand chargea lance baissée : l'impact pulvérisa le boucler d'Owen et le transperça de part en part. Mais le vieux chef avait réussi son coup : saisissant son dernier javelot, il le projeta sur Erwin exposé qui n'eut pas le temps de lever son bouclier et chuta lourdement de son cheval, empalé de part en part ! Hurlant de rage, Enguerrand fit volter son cheval et trancha la tête du vieil homme sans pouvoir empêcher le sourire de son visage de s'effacer : plus jamais le clan Kilkannon ne serait menacé par des étrangers...

Et voilà pour l'histoire de ce bon vieil Owen, avec deux parties intéressantes et variées. Sur le dernier scénario, je feuilletais le livre Ages sombres quand j'ai vu les artefacts légendaires. J'ai trouvé ça génial, non pas parce que c'est fort (honnêtement ça a l'air bien, mais le malus de 4 points de victoire est super sec!), mais parce que ça donne des possibilités scénaristiques excellentes. La preuve puisque nous avons plus joué le scénario en essayant de faire survivre l'héritier légitime (vous avez du deviner que c'était l’avantage que j'ai choisi). Nous avons également utilisé les "procédures d'escarmouche" du livre de batailles, ce qui facilite vraiment la vie pour le scénario, le placement... Le livre est vraiment utile et bien foutu. En espérant que ces deux comptes-rendus vous plaisent !

Enfin, par fierté personnelle, je vous passe le rapport Game of Thrones que nous avons fait ou Ned Stark finit écrabouillé par un géant au bout de deux tours sur un scénario "Tuer le chef". Rien que d'y penser, j'en tremble encore et j'ai du mal à respirer :( .

Les photos et la narration ont été réalisées par Xavier.