dimanche 26 janvier 2014

La Saga de Bricetibius

Pour cette mini-saga, vikings et byzantins se sont affrontés sur deux scénarios. Tout d'abord Terre Natal puis Le défi.

Cela aurait dû s'appeler la Saga de Sven Eriksson, chef de guerrier suédois ayant descendu les cours d'eaux de la Russie pour atteindre les terres byzantines et s'accaparer ses richesses. Mais à la demande exprès du Basileus, exaspéré par les pillages des norrois, le Général Bricetibius fut en charge d'arrêter Sven et sa bande.

C'est au nord d'Ahtopol, petit village au bord de la Mer noire, que leur première rencontre eu lieu. Sven Eriksson débarqua avec ses hommes dans l'intention de volé l'or et le bétail des villageois comme ils l'avaient déjà fait au cours de ses derniers mois. Mais ils n'avaient pas prévu que la garnison du village avait été renforcé en raison de leur mauvaise popularité croissante. Ainsi Bricetibius, Général de l'armée byzantine avait installé son quartier général dans Ahtopol afin de partir à la chasse des pillards.

Arrivée aux portes du village, Sven et ses hommes se retrouvent face à face avec l'armée de Bricetibius. Sven Eriksson demande alors à certains de ses guerriers de contourné le bois et de prendre la maison non défendu pour attaqué le flanc droit byzantin.
 Les guerriers vikings s'exécutent et prennent facilement la maison. Mais le détour les a épuiser et ils vont mettre beaucoup de temps à reprendre leur souffle.
 Afin d'attirer le centre viking à lui, Bricetibius lance une offensive de sa garde à cheval sur des guerriers norrois puis se repli rapidement. Les archers à cheval sur le flanc gauche byzantin en profite aussi pour cribler de flèches quelques ennemis.
 Ne pouvant rester éternellement inactif, Sven Eriksson avance vers les lignes byzantines stoïques avec ses gardes. Quelques guerriers arrivent enfin en soutien sur la gauche.
 N'ayant aucune opposition, les archers à cheval byzantin referme l'aile gauche de leur armée sur l'offensive viking.
 C'est l'heure du fracas des armes. Les vikings ignorent les gardes à cheval et chargent les guerriers byzantins rester devant la maison centrale. Grâce à la cohésion de l'armée chrétienne et au soutien des autres unités, les guerriers byzantins saignent à blancs les vikings avant de se replier.
Sven n'a plus qu'un garde en soutien lorsqu'il se prend la charge des gardes à cheval. Il tombe sous les sabots, brièvement blessé. Il ne doit son salut qu'à l'intervention de son garde du corps qui l'extirpe de la mêlée avec les guerriers resté en retrait.









Après cette bataille, c'est le début du calvaire pour Sven et des fidèles compagnons. Dans l'impossibilité de rejoindre leurs drakkars à cause des byzantins leur en bloquant l'accès, ils se réfugient dans les montagnes et virent leur compatriotes resté dans les bateaux prendre le large. Le Général Bricetibius ne laissa aucun répit aux nordiques, les traquant jours et nuits dans toute la région. Après quinze jours de chasse à l'homme, Sven et Bricetibius se retrouvèrent de nouveau dans la plaine.

Cherchant à trouver un accord pour sauver ses hommes, Sven Eriksson n'eut d'autre choix que de défier le Général Byzantin, devant son refus de tout compromis. Bricetibius accepta et attaqua sans attendre le chef viking.
Sven voulut répliqué à l'attaque avorté du byzantin mais celui-ci profita de son attaque surprise et de son cheval pour s'enfuir lâchement vers ses troupes. Le général savait très bien qu'il n'avait aucune chance seul face à un tel guerrier. Sven se retrouva alors seul face à l'armée byzantine avec son chef à la tête.
Les vikings rejoignirent leur chef juste à temps lorsque la garde à cheval contacta Sven. Avec une volée de hache et une très bonne dextérité, il élimina un cavalier et repoussa les autres. Les vikings formèrent alors une ligne de défense devant leur seigneur pour le protéger.
Les gardes norrois voulurent attaqué ses foutus archers à cheval qui continuaient à éliminer des norrois avec leurs flèches assassines mais les lanciers byzantins s'y opposèrent. Les vikings forcèrent les lignes mais ne parvinrent qu'à se casser les dents devant les boucliers ennemis.
Il fallut l'intervention des guerriers arrivés sur le flanc droit pour éliminé en grande partie la ligne de défense. Cependant, fatigués, ils tombèrent les uns après les autres sous les traits des archers à cheval.
 Ayant bien entamé le flanc droit viking, Bricetibius voulait isoler l'impétueux Eriksson de ses hommes. Il ordonna une attaque combinée de ses archers et lanciers à pieds sur le côté gauche viking et repoussa ceux-ci. Sven se retrouvait de nouveau en mauvaise posture au centre de la bataille avec pour seuls compagnons ses derniers gardes.
Un premier assaut de la cavalerie byzantine entama la ligne de défense des norrois et le survivant de l'unité de lanciers qui avait décimé les gardes viking plutôt dans la bataille s'occupa personnellement du dernier garde d'Eriksson.
 Sven Eriksson prit de plein fouet le deuxième assaut de la cavalerie ennemie, piétiné, achevé, il rejoignit ses compagnons au Walhalla, le paradis des guerriers scandinaves.
Comme on peut le voir, le Général Bricetibius donna énormément de sa personne en cumulant un total de 23 Fatigues au cours de cette bataille. Bien qu'il n'ait personnellement pas combattu, il déploya tous ses talents de stratège lors de cette bataille.








Quand l'armée de Bricetibius revint à Byzance, elle fut acclamée par la foule et le Basileus reconnu le talent militaire de son officier. Le Général Bricetibius reçu le commandement de l'armée de défense de la capitale.

mardi 21 janvier 2014

Et le convoi passa...

Pour cette histoire, nous avons joué le scénario L'escorte du livre de règle. La faction viking fut désignée volontaire par le dieu Hasard pour défendre le convoi alors que les gallois furent tous heureux d'être les agresseurs (rira bien qui rira le dernier). La bataille s'est fait en 6 points puisse qu'aucun des deux camps ne voulu lâcher le moindre point (d'où l'intervention de Hasard).


Harald Hardrada profita du printemps pour effectuer quelques raids avec ses guerriers sur les côtes galloises. Cela faisait maintenant un mois et demi que le groupe de vikings écumait les côtes avec leurs 3 drakkars à la recherche de pillages et de richesses. Bien que fiers et robustes, les guerriers du nord furent rompus par cette campagne. Cependant Harald partit pour un dernier pillage de monastère avec quelques hommes dont sa garde Varègue. Alors que les pillards revenaient victorieux avec un convoi chargé de butin, des gallois leur tendirent un piège. Un chef local avait appris qu’Harald traversait ses terres avec un effectif réduit et voulait se payer sa tête et ainsi montrer sa puissance aux autres clans.

Loreffydd ap Pendys et ses hommes attendirent donc les norrois juste derrière la trouée rocheuse menant au rivage. Il avait même engagé quelques mercenaires flamands pour l’occasion, qu’il plaça près de sa garde à cheval afin de les surveiller pendant la bataille. Harald Hardrada fut prévenu du piège par ses éclaireurs et au lieu de contourner l’obstacle, il tint les propos suivant « Rien n’arrêtera Hardrada vers le chemin de sa gloire, les Dieux sont avec nous ! » et décida d’avancer droit devant. Il prit soin cependant d’affecter un groupe de combattant à chaque bagage et de les séparer pour augmenter les chances de succès de leur faire passer les lignes ennemies afin d’obliger ceux-ci à étaler leurs troupes sur la plus grande largeur possible.
Lorsque l’ennemi fut en vu, Harald et sa garde, suivit par des chevaux transportant leur butin, furent les premiers à s’avancer vers la ligne de défense galloise.
 Loreffydd ap Pendys fit abattre une pluie de flèches par ses paysans mais celles-ci ne traversèrent point l’armure des vikings. Les hommes d’Harald, très expérimentés, se protégeaient très simplement avec des murs de boucliers. Le chef gallois ordonna alors une avance générale de ses hommes qui attaquèrent les norrois à coups de javelots. Ceci n’eut pas plus d’effet que les volées de flèches, les dieux vikings protégeaient leurs serviteurs au-delà de leurs espérances et au désarroi des gallois.
 
Sur le côté droit des forces vikings, Harald à la tête de sa garde Varègue et d’un groupe de guerriers, s’attaqua aux guerriers entourant le chef gallois Loreffydd. Les Varègues chargèrent les mercenaires flamands, tandis qu’Harald s’étant approché de Loreffydd et le défia ouvertement. Après les injures de rigueurs,  les deux guerriers se livrèrent à un échange de coups bien appuyés. Loreffydd profita de l’avantage du terrain pour esquiver astucieusement les coups de haches d’Hardrada mais n’arriva pas à l’isoler de sa garde. Ceux-ci mettaient à mal les flamands.
Pendant ce temps, les guerriers vikings tentèrent avec une partie du convoi de contourner par la droite la zone rocheuse mais la garde à cheval galloise manœuvra rapidement et les stoppa avec quelques javelots bien placés.
 
Ceci libéra temporairement les guerriers gallois qui tenaient la position dans les rochers. Ils aidèrent alors Loreffydd à éliminer Hardrada, mais le géant viking ne bougea pas d’un pied, repoussant à lui seul l’assaut pendant que ses gardes taillaient en pièce les derniers flamands.
 Devant l’inefficacité impressionnante de ses troupes, Loreffydd ap Pendys s’adressa intérieurement aux nombreux Dieux celtes les suppliant de lui accorder des dragons et des 5 et 6, plutôt que symboles de gueux et des 1, 2 ou 3.
Le trou béant laissé au centre par les cadavres des mercenaires, obligea Loreffydd à combler le vide avec sa cavalerie. Ce fut une erreur stratégique qu’il paya chèrement peu de temps après. Sur le reste du champ de bataille, les deux camps se regardaient, les vikings restaient hors de portée des tirs ennemis et les gallois refusaient d’avancer sans risquer de se prendre une charge furieuse des norrois. Ils semblaient surtout attendre l’issue des combats qui se déroulaient autour de leurs chefs pour savoir quoi faire.
 Après l’abandon du flanc gauche gallois par la garde à cheval de Loreffydd, les guerriers vikings se retrouvèrent de nouveau libres de leurs mouvements. Ils laissèrent le convoi qu’ils protégeaient aller vers la côte et s’occupèrent sérieusement des gallois restés dans les rochers. Ils les délogèrent en s’y reprenant à 2 reprises. Loreffydd se retrouva par conséquent isolé de ses forces, sa garde à cheval ayant fort à faire avec les Varègues.
 
 
Harald en profita pour lui demander des comptes. Le sort en fut jeté, Loreffydd ap Pendys ne sera pas l’homme qui arrêta Harald en terre galloise. Lorsque Hardrada brandit la tête de son adversaire vaincu, l’armée galloise s’agita.
Les vikings qui jusque là étaient restés stoïques, chargèrent au centre les gallois qui avaient eu l’imprudence de faire un pas de trop. Les gardes à cheval furent repoussés par les Varègues mais un cavalier s’en sortit vivant. (Nous verrons plus loin que ce garde de Loreffydd ap Pendys, répondant au doux nom de Loperd ap Syon, sera le seul survivant et fit acte d’une grande bravoure, animé qu’il était de la fureur de quelques Dieux celtes réveillés de leur sieste par les hurlements des guerriers gallois étripés.) 
Devant le recul général des gallois, les vikings firent avancer sans méfiance leur butin, poursuivant les survivants ennemis. Ils ne firent donc pas attention au garde à cheval gallois qui s’empara de chevaux portant des sacs d’or. Après son méfait accompli, il s’enfuit sans demander son reste. Harald réorganisa alors le convoi avec sa garde tandis que dans les fourrées proches se firent entendre les râles de quelques gallois rattrapés par les guerriers vikings.
Le chef viking et ses guerriers survivants atteignirent les drakkars moins d’une heure après la bataille avec les deux tiers du butin prit aux ecclésiastiques. Harald quitta la terre galloise en promettant qu’on ne le piègera plus ainsi. Il tenu sa promesse jusqu’à un jour de septembre 1066 où il fit son retour sur l’île de bretagne et s’enfonça avec seulement les deux-tiers de ses forces dans les terres saxonnes. Mais ceci est une autre histoire…

lundi 6 janvier 2014

Bataille au bord de l'eau

Nous avons utilisé le scénario "Bataille pour le pont", le numéro 2 de la règle Saga pour cette bataille. Le choix des armées en 6 points s'est porté sur la Grue et le Crabe. L'objectif est de faire passer un maximum de figurines de l'autre côté du fleuve grâce aux deux ponts la franchissant.

Composition des armées.
Grue : Daidoji Uji, 1 shugenja, 1 unité de 8 grues de fer équipés de Daïkyus, 2 unités de 8 samouraïs équipés de yaris (dont un allié Phoenix), 1 unité de 8 samouraïs équipés de yumis, 1 unité d'ashigarus équipés de yumis.
Crabe : Hida Kuon, 1 shugenja, 2 unités de 6 bersekers, 1 unité de samouraïs, 1 unité d'ashigarus équipés de yaris.

 Les clans de la Grue et du Crabe se sont souvent retrouvés face à face lors de plusieurs guerres. Le clan Yasuki, dont ses terres font tampons entre ses deux clans, a été un enjeu dans bien des conflits. Autrefois sous la juridiction de la Grue, les Yasuki ont tourné le dos à son protecteur pour rejoindre le clan rival. Pendant un certain temps le Daïmyo de la famille a même porté les couleurs des deux clans. La limite séparant maintenant la Grue du Crabe est une rivière à fort débit. Constamment gardée afin de dissuader toute intrusion, elle fut franchi une fois de trop.
Les deux armées se sont positionnées de part et d'autre des rives de la rivière. Les Crabes menés par
Hida Kuon répartissent 1 unité de bersekers sur chaque aile, avec 1 unité de couverture pour encaisser les tirs. Les Grues, menés par Daidoji Uji, ont positionné 1 unité de samouraïs face à chaque pont, supportées par des unités d'archers.
 
 La bataille débute par une volée de flèches de la part des archers de la Grue, le premier guerrier crabe tombe. Le Shujenga de la Terre des Crabes invoque alors les Kamis pour protéger ses troupes, ce qui marche plutôt bien. Après un mouvement de troupes crabe sur le flanc gauche pour se rapprocher du pont en pierre pour berner l'ennemi, Hida Kuon lance une attaque sur le pont en bois.
Les samouraïs crabe chargent tandis que les guerriers phoenix qui sont venu prêter main forte à leur allié Grue contre-charge sur le pont. La bataille est rude mais les phoenix repousse leur adversaire grâce à l'aide des archers grues restés sur les berges.
La perte de son unité fait temporisé Hida Kuon qui cherche une solution pour passer se fichu pont.
N'ayant plus que son unité de bersekers avec lui et n'écoutant que la force de Hida coulant dans ses veines, il lance une charge avec ses guerriers et repousse les défenseurs Grues et Phoenix au prix de lourdes pertes chez les bersekers.
Pris dans l'élan Hida Kuon ne s'aperçoit pas qu'il est le seul survivant de l'offensive à la suite des tirs défensifs des archers ennemis et va défier Daidoji Uji en duel. Ce dernier qui l'attendait de pieds fermes le repousse une première fois. Un deuxième assaut de Kuon a raison du talent d'escrimeur d'Uji qui trépasse avec honneur. Hida Kuon est très affaiblit par son duel et à la merci de ses  adversaires.
Sur le flancs gauche, les guerriers crabes suivent l'exemple de leur Daïmyo et chargent avec les bersekers en tête suivit des ashigarus. Les Bersekersse, totalement frénétique se heurtent à un mur de Yari. Ils meurent tous mais ils emportent leurs adversaires dans la tombe. Les ashigarus Crabes  prennent alors le pont.
 

Bien qu'ayant perdu leur chef, les guerriers de la Grue veulent se venger et profitent le l'isolement du Daïmyo Crabe pour l'encercler. Les samouraïs Phoenix s'en prennent à Kuon pendant que les samouraïs de la Grue prennent le pont en bois pour couper toute retraite possible. Hida Kuon résiste à la charge et fait même quelques dégâts dans l'unité d'ashigarus trop proche de lui à son goût.

Sans chef, ne sachant que faire face au géant Crabe dont la vaillance est sans faille, les survivants de la Grue cède le terrain pour se reformer plus loin.

La victoire est pour le Crabe, qui a placé plus de troupes sur la rive adverse. Cependant l'armée du Crube a perdu 4 pts là où l'armée de la Grue n'en a perdu que 3 pts.