Bonjour joueurs et joueuses de figurines,
C'était il y a déjà 1 an que nous avions fait un Saga Épique. Cette fois-ci nous avons utilisé la dernière période sortie pour notre grande bataille, l'Âge de la Chevalerie. Notre dévolu s'est porté sur la bataille de Vaires au début Mai 1430 qui fut la dernière bataille que gagna Jeanne d'Arc avant qu'elle ne soit capturée à Compiègne à la fin de ce même mois et livrée aux anglais.
Depuis quelques mois, une troupe anglo-bourguignonne commandée par Fouquet d'Arras, un chevalier bourguignon, sème le trouble dans la Brie champenoise et la Goëlle car des places fortes comme Lagny sur Marne, Meaux et Château-Thierry soutiennent les armées royales françaises et bloquent le ravitaillement de Paris par la Marne. Alors Fouquet d'Arras pille les villes et villages des alentours pour affamer la population afin qu'elle ouvre les places fortes aux troupes adverses.
Début Mai 1430, Jeanne d'Arc se trouve à Lagny sur Marne avec quelques forces françaises et écossaises. N'ayant pas le commandement des troupes, Jean d'Orléans dit le Bâtard, est à ses côtés pour diriger celles-ci. Ils apprennent que Fouquet d'Arras vient de passer la Marne au pont en bois de Gournet en aval de la rivière, à une journée de marche de Lagny. Ni une ni deux, Jeanne enfourche son destrier et souhaite arrêter ce vil bourguignon et ses écorcheurs avant qu'ils ne sévissent de nouveau dans la région. Ces troupes passent le pont de Lagny et se dirigent vers l'ouest le long de la rivière. C'est à Vaires sur Marne qui n'est à cette période qu'un hameau de fermes, où la rencontre se tiendra.
Les historiens supposent que la bataille a eu lieu entre le 3 et le 5 mai. Celle-ci est rude pour les deux camps. Les français et écossais chargent les anglo-bourguignons qui ont appris l'arrivée d'ennemis à leur rencontre et ont positionné leurs archers derrières des couverts, sûrement des haies. Effectivement, la bataille se déroule dans les champs et les prairies du hameau de Vaires, donc certaines parcelles devaient être délimitées par des haies naturelles. Les anglo-bourguignons résistent bien aux assauts des troupes royales et sont difficiles à déloger. Les troupes de Jeanne sont en infériorité numérique. Le commandement français fait mandé à Lagny sur Marne et aux villages alentours leurs garnisons. De fait, le temps qu'ils arrivent, nous ne savons pas trop s'ils interviennent la même journée où le lendemain vu qu'il faut rassembler les troupes et marcher pendant presque une demi journée pour atteindre le champ de bataille ; d'autan plus que certains écrits indiquent de l'arrivée de canons légers pour déloger l'ennemi avec les arbalétriers des garnisons. Bref, le camp français se retrouvent avec environ 400 soldats face aux 300 combattants (environ) du camp de Fouquet d'Arras. Ce dernier est finalement capturé au cours de la bataille, le reste de ses troupes fuit vers Paris ou est capturé, pour ceux qui ne sont pas mort. Le chevalier bourguignon est emprisonné à Lagny et sera jugé ultérieurement puis mis à mort ; mais Jeanne ne sera pas présente pour voir cela puisqu'elle sera en route pour Compiègne.
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| Pour notre partie, comme nous sommes 3 joueurs contre 3 joueurs, nous
partons du principe que tout ce beau monde est présent. En face, Fouquet d'Arras commande le camp adverse et gère directement la
bande bourguignonne. En alliés, il dispose d'une bande anglaise et
d'une bande d'écorcheurs. |
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| Dans le camp de
Jeanne d'Arc, celle-ci est présente en temps de commandant de sa force
avec Jean d'Orléans. Ils gèrent directement la bande française. Ils sont
accompagnée d'une bande écossaise et d'une bande d'écorcheurs
représentant les combattants venant des places fortes venus en renfort.
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| En face, Fouquet d'Arras commande le camp adverse et gère directement la
bande bourguignonne. En alliés, il dispose d'une bande anglaise et
d'une bande d'écorcheurs. |
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| Les français vont tenter un dispositif original pour perturber leurs adversaires. Ils vont placer le centre de leur armée sur le flanc gauche, le flanc gauche sur le flanc droit et le flanc droit au centre! C'est pour cela que nous nous retrouvons avec une belle masse de cavalerie au centre du dispositif français 😁 |
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| Les troupes françaises lancent les hostilités, ils ont hâtent d'en découdre. Traversant les champs, voilà qu'ils rencontrent les premières difficultés, les écorcheurs bourguinons ont pris position dans la ferme qu'ils viennent de piller, tandis qu'au centre, des sergents d'armes apparaissent dans les fourrées. |
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| Les anglais sont positions sur le flanc droit allié et leurs archers ont pris positions dans les bois et derrières les marais pour se protéger naturellement des troupes ennemis. En face, les français déboulent sans complexe, une unité d'écorcheur va même se salir les pieds en les mettant dans le marécage. |
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| Alors que les anglo-bourguignons sont plutôt attentistes, solides sur leurs appuis comme dirait un commentateur de match de rugby, Jean d'Orléans et Jeanne d'Arc sonnent l'assaut général. Motivé, l'Arrière-Ban se lance à l'attaque et vient percuter les archers anglais qui venaient de terminer l'installation de pieux de protection. Bien que cette protection de fortune trouve son utilité, les chevaliers de l'Arrière-Ban sont comme posséder et fond reculer les archers. Ah, il ne faut pas prononcer le mot "anglois" devant eux autrement la frénésie les emporte. |
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Non loin, l'élite des écorcheurs au service de Jeanne ne rencontre pas le même succès. Bien qu'ils percutent la ligne bourguignonne, celui-ci est plus flexible et renvoie les chevaliers adverses dans leurs pénates. |
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Même chose pour les chevaliers écossais qui subissent le même sort face aux mercenaires bourguignons. Ce n'est pas la forme sur le flanc droit écossais qui avec l'aide d'unités d'écorcheurs n'arrivent pas à se sortir du traquenard adverse, solidement installé dans la ferme, alors que celle-ci se délabre de plus en plus, le toit ayant cédé aux attaques 😉 |
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| Cela s'active plus sur les flancs qu'au centre ! Les chevaliers écossais sont pris de cours par un assaut de mercenaires lourdement armées et tombent sous les coups d'haches à trois mains et de claymores. Le seigneur écossais fait alors déplacer les unités de tireurs vers le centre du champ de bataille vu leur inutilité face aux troupes retranchées. Mais la manœuvre va être longue en raison du terrain. |
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| De l'autre côté du champ de bataille, les français s'agitent. Depuis le début ils servent de cibles pour les archers anglais qui avec plus ou moins de réussite clairsèment les rangs adverses. Après un assaut de chevaliers à pieds anglais qui ont fait rendre gorge à l'arrière-ban, Jean d'Orléans envoie la fine fleur (de lys) de la chevalerie française. Celle-ci se met en branle avant de percuter la ligne ennemie. |
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| Archers et chevaliers anglais sont éparpillés façon puzzle, mais malgré la débâcle, les anglais n'ont pas dit leur dernier mot ! |
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| Les archers présents dans les bois pilonnent de flèches les français et les sergents montés font chercher les archers qui pourraient faire fondre les troupes anglaises. Pendant ce temps là, les écorcheurs pataugent dans la boue du marais... |
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| Le seigneur anglais met aussi la main à la pâte en chargeant les chevaliers français et c'est la catastrophe. Le seigneur est éliminé par les fines lames françaises, subissant leur froide vengeance. L'événement est notable puisqu'il signifie la démoralisation de la première bande de la partie. |
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| Au centre cela s'active de nouveau. Les bourguignons passent à l'offensive, les soldats écorcheurs sont les premiers à en faire les frais. |
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| Venant en soutien des anglais, la cavalerie prend à revers les chevaliers français, pour un résultat mitigé ; quasiment aucune perte de chaque côté. |
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| Sur le flanc gauche, les écorcheurs bourguignons nettoient la zone et repoussent les écossais dans leurs retranchements. |
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| Pensant que le flanc anglais leur est acquis, le commandement français s'aventure loin de ses lignes pour éliminer les derniers cavaliers ennemis. Les archers anglais vont alors en profiter pour le prendre pour cible. Jean d'Orléans tombe sous les flèches des rouges, Jeanne lâche son étendard pour porté secours laissant les français sans commandement. Et pourtant, les troupes françaises gardent encore le moral... sûrement parce qu'ils ont mis une fessée aux anglais. |
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| Cependant, c'est mal barré pour le camp français. Les renforts des villages alentours subissent les assauts des bourguignons. |
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| Quelques chevaliers bourguignons en profitent pour se lancer dans la chasse aux arbalétriers français, démoralisant au passage ladite bande. |
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| Les mercenaires bourguignons, sentant que la bataille tourne en leur faveur vont s'évertuer à chasser eux aussi les écossais. Après s'en être pris aux archers, ils croisent le fer avec quelques piétons du grand nord. Les grandes haches et les claymores conservant leur efficacité, parachevant de mettre en déroute les porteurs de kilts (même s'ils n'en portaient plus déjà à cette période). |
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| Dernier assaut pour l'honneur des chevaliers français qui espèrent au moins éliminer les archers anglais mais sans succès. Les archers ne se démontent pas et chargent même à leur tour leurs adversaires. |
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| Au même moment, le centre est nettoyé des dernières troupes franco-écossaises, signifiant le glas de celles-ci et annonçant la curie pour les bourguignons. |
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| D'ailleurs, ces derniers ne lâchent rien et poursuivent inexorablement les fuyards afin de démontrer leur total victoire sur les troupes françaises. |
Fin de partie. Contrairement aux faits historiques, les français et les écossais se sont fait mangés à la sauce bourguignonne. Jeanne d'Arc n'a pas eut autant d'impact, ses forces sont quasiment toutes décimées, seules 2 unités d'écorcheurs restent intactes à la fin de notre bataille. Côté anglo-bourguignon, nous pouvons retirer le préfixe "anglo" puisque seule les archers dans le bois ont survécu, alors que les bourguignons et leurs écorcheurs n'ont subit que quelques pertes, une à deux unités entièrement éliminées pour que bande.
Merci aux 6 joueurs présents pour cette bataille.
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